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L'exposition NANTES, REGARDS D'ARTISTES initialement programmée du 5 au 28 novembre à l'atelier Alain Le Bras est annulée. Afin de parcourir l'exposition autrement, découvrez une présentation des oeuvres de l'exposition dans cinq newsletters ! NANTES, REGARDS D'ARTISTES #3 regroupe les oeuvres de Michel Henry, Kérozen, James Lassey et Jean-Philippe Lemée .
La fermeture des lieux culturels est un coup dur pour tous mais surtout pour les artistes ! Pour les soutenir, vous pouvez acquérir une ou plusieurs œuvres d'art. N'hésitez à contacter l'artiste ou l'association afin d'avoir plus d'informations ! 
 NANTES, REGARDS D'ARTISTES #3
Michel HENRY
Quelques notes sur le paysage :

"Devant le spectacle du paysage, les sentiments éprouvés sont variés : indifférence parfois, plaisir le plus souvent, émotion à l’occasion et plus à l’occasion. Autant de paysages que d’états d’âme. Devant la majesté des grands espaces marins ou montagnards, et même devant la Loire, je me sentais inhibé, un peu écrasé. Par contre, j’étais beaucoup plus à l’aise devant des paysages apparemment plus modestes, rues, rivières, boires angevines, parcs et jardins régionaux. L’interface eau, arbres des rives, cailloux et rochers à l’occasion me séduisait davantage. Me sentant presque en communion avec cet environnement, j’y prolongeais mes séjours jusqu’à l’immersion nécessitant lâcher-prise et effort ; je me laissais envahir par le paysage jusqu’à en devenir un élément. Tout au long de ces expériences, je prenais quelques notes, j’esquissais des pochades au fusain et aquarelles, pastels ou craies neocolor 2 en vue de la réalisation d’huiles sur toile. Les œuvres présentées rendent compte de cette démarche." Michel Henry

Naissance 1944 
"Par plaisir, au cours de ma tendre jeunesse, par nécessité, lors de mes études de sciences naturelles et de ma vie de biologiste végétale à l’université de Nantes, le dessin m’a toujours accompagné. À côté de la photographie, les études morphologiques et histocytologiques avaient recours au dessin d’interprétation, que le trait de force dynamisait. 

Naissance à la vie artistique 1993 
N’ayant pas eu la chance d’une formation initiale à l’école des beaux-arts, je me suis formé, tout au long d’une dizaine d’année, en fréquentant cours et ateliers d’artistes. Ma rencontre avec Marianne Roux, sur les conseils d'Yvan Ropars, a été déterminante. Elle a guidé mes premiers pas. Par son intermédiaire, je rencontrais Max Figerou et partageais des moments artistiques et poétiques dans les forêts de Bretagne-de-Marsan. Avec Christine Morin, l’accent était mis sur la composition et les valeurs colorées aussi bien, en atelier pour les natures mortes que pour les paysages in-situ. Gérard Damour, devait me donner les bases de peinture à l’huile sur toile, suivant les enseignements du professeur Pichon ; je devais réaliser de la sorte des palettes équilibrées à partir de la tache-mère génératrice. Au cours de cette période, j’avais appris à regarder puis composer et je maitrisais quelques outils : fusain, pastel, encre, aquarelle, huile ; à moi de les utiliser pour des réalisations personnelles. Par quelques stages, je perfectionnais ma pratique du modèle vivant avec Daniella Djordadiloda, l’aquarelle de plein air avec Michel Quent, les techniques mixtes en compagnie de Lionnel et récemment la peinture chinoise avec Wein-Ju Zhang." Michel Henry

Œuvres : 
 « Un coin du jardin des plantes », 60x50 cm, Huile sur toile, 2020, prix d’achat : 400€ 
« Jardin des plantes », 50x65 cm, Huile sur toile, 2018, prix d’achat : 400€ 
« Parc de la Gaudinière », 65x50 cm, Huile sur toile, 2019, prix d’achat : 400€ 
« Quelque part une allée », 38x28 cm, Fusain sur papier, prix d’achat : 150€ 

Plus d’informations sur l‘artiste :

 Contact : par téléphone via l’association
KÉROZEN
   « Passage Pommeraye », détail, huile sur toile, 80 cm x 1m, 2017, ©Kérozen                                              
Le passage Pommeraye et la Cigale 

« Je vis en Italie depuis plus de trente ans, d’abord à Rome et maintenant dans la campagne romaine. Mon inspiration me vient principalement de ce que me communique la terre où j’habite qui est pour moi chargée de spiritualité. Depuis quelques années, j’ai l’opportunité de travailler aussi à Nantes où je passe une partie de mon temps. Au début, je ne savais pas quoi peindre car je n’ai pas la même inspiration en Italie et en France. Lorsque je partais d’Italie avec des projets à réaliser à Nantes, je n’y arrivais pas car ils ne me semblaient plus pertinents une fois sur place. Un jour je me suis dit : « fais des tableaux sur ce que tu aimes à Nantes ». J’ai commencé par réaliser un grand format sur le passage Pommeraye, un des lieux que je préfère, entre-autres parce qu’il est du dix-neuvième siècle, une de mes époques favorites. Idem pour le restaurant la Cigale dont le décor m’a toujours enthousiasmé ! Je peins de grands formats car je suis plus à l’aise sur les grandes surfaces. Mes grands panneaux sont des œuvres constituées de plusieurs toiles où je m’amuse à passer du figuratif à l’abstrait. Pour « La Cigale », c’était la couleur orange qui m’intéressait et je suis allé jusqu’à utiliser des couleurs fluos pour exprimer l’intensité des émotions colorées que ce lieu à fait naitre en moi. » Kérozen 
              « La Cigale », détail, huile sur toile, 1m x 1m, 2018, ©Kérozen                                                
Kérozen a organisé lui-même ou participé à de nombreuses expositions en Italie (à Vinci en Toscane, Rome, Milan, Arpino, Cassino,…), au musée de Cholet, au musée Robert Tatin de Cossé le Vivien, lors du Festival de l’humour de Saint Gervais, aux Pays-Bas, au Burkina Faso, à Taïwan, et à Paris l’année dernière, à l’occasion du 500ème anniversaire de la mort de Léonard de Vinci, car il s’est aussi beaucoup inspiré de la Joconde. En 2021, il devrait participer à plusieurs expositions sur ce thème dans le Lot et au Musée International des Arts Modestes de Sète. 

James LASSEY
« Lu Graff », Montage photographique sur dessin vectoriel, 700 x 360mm, 2019, ©James Lassey 
Prix d’achat : 250€  
« Je prélève minutieusement les divers graffitis que je peux trouver sur mon chemin. Qu’il s’agisse de traces anonymes ou de slogans populaires, je les reporte sur l’espace vierge de la tour Lu dessinée en vectoriel en prenant en compte la structure architecturale qui sert de support. Extraits de leur contexte, les images de graffitis apparaissent comme autant de signes qui pourraient se trouver dans un lieu abandonné. Coulures, couleurs vives, exclamations, biffures, pictogrammes révèlent la structure du support initial ou la prolongent en l’investissant d’une autre subjectivité. La succession de ces graphies reconstitue au final une nouvelle Lu : celle-ci symbolisant un cheminement de mes ballades urbaines dans une structure existante et populaire et pose la question d'une apparition dystopique. »James Lassey

James Lassey est né en 1973 à Cholet, vit à Vertou et travaille aussi comme professeur d’arts plastiques. Diplômé des Beaux Arts de Nantes en 2000, il travaille l’art vidéo en région PACA en privilégiant l’alliance vidéo/son pour composer des pièces musicales et participe à divers festivals dédiés.  Plus tard, il porte un intérêt pour les matériaux souples et expose dans divers galeries des installations pluri-médias. Attiré par le graphisme et le patrimoine, l’illustrations fait partie intégrante de son travail en prenant des formes et des modes de présentations diverses (textiles, posters, vidéos, art urbain...) 

Jean-Philippe LEMÉE
« Duo 104 », photographies, 70 x 50 cm, 2020, ©Jean-Philippe Lemée 
 Prix d’achat : 800€
 « Les Duos s’inscrivent dans une vaste opération, toujours en cours, « d’art en direct », sans intermédiaire ni filet », permettant notamment à l’artiste « de ne pas « perdre de temps en palabres et autres délais de concrétisation »… Les Duos et les séries ainsi véhiculés en ligne vers le public ne demeurent pas moins dignes d’être présentés dans des expositions plus traditionnelles. Dans un texte récent sur la question, JPL s’explique ainsi : « Ces Duos constituent autant d’œuvres originales - inégales certes, puisqu’elles sont photographiées et postées assez spontanément - me permettant de creuser, tester, augmenter une intuition bien ancienne chez moi : c'est en comparant qu’on apprend à regarder et à comprendre le monde ! Toute chose, prise ou entendue seule... n’est finalement pas « grand chose » ! Les principes moteurs de mes Duos sont simples : avant / après, en haut / en bas, devant / derrière, ici / là, à gauche / à droite, ici / là, de près / de loin, avec / sans, clair / sombre... Il existe évidemment d’infinies possibilités duelles à exploiter. Le Duo est une œuvre originale faite de deux œuvres. Chaque image y apporte un éclairage bienvenu sur sa voisine.   
Ajoutons que les Duos, en cas « d’extraction pour une exposition » (JPL), sont réalisés dans des formats stables (50 x 70 cm.) et encadrés d’élégants cadres modernistes en aluminium. Les deux Duos de l’exposition nantaise ne montrent pas des clichés archi-connus de la ville mais, si l’on prête attention, ils concernent deux structures nantaises de grande réputation : les Machines de l’Île et le Passage Pommeraye. Le Duo 07 intitulé « Pouet Pouet », a été photographié sur le parking des Machines et fait référence, selon JPL, aux bruits chaotiques et plus ou moins mécaniques qui marquent les lieux. Dans une optique assez « bouddhiste », JPL nous invite à chercher des différences visuelles ou des nuances entre les deux « Pouet Pouet » tonitruants : écritures au pochoir, dimensions et formes des pierres, angles de vue… Quant au Duo 104 intitulé « Nantes-Vienne », il met l’accent sur les rubans de protection en rouge et blanc installés autour de deux sculptures éloignées géographiquement : l’une est au Passage Pommeraye de Nantes (Jean Debay - fin XIXè) et l’autre est visible sur la façade du couvent des Frères de la Charité à Vienne (1770). Contrairement aux « Pouet Pouet » urbains et légers, nous sommes ici dans l’art « majeur ». La statue nantaise est une Allégorie des Arts et la viennoise représente la Vierge Marie se lamentant sous le Christ en croix. Les deux femmes sont debout. Empêtrées dans les rubans protecteurs, elles se rapprochent de nos préoccupations ou gênes matérielles. » Jean-Philippe Lemée 

Né en 1957, Jean-Philippe Lemée, vit et travaille à Rennes. Peintre de la subtilité, photographe de la banalité, son œuvre réconcilie conceptuel et humour. 

« Duo 7», photographies, 50 x 70 cm, 2020, ©Jean-Philippe Lemée 
 Prix d’achat : 800€
Amis du Musée d'arts de Nantes 
24 Quai de la Fosse 44000 Nantes 
Tel. 02 51 17 45 83 
asso.samba@gmail.com 
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